Ademe

3 min

Mobilisation générale sur la qualité de l’air

Les Assises nationales de la qualité de l’air ont souligné l’importance des synergies entre tous les acteurs : entreprises, collectivités, associations, administrations… Un événement organisé par l’Ademe et le ministère de la Transition écologique et solidaire, dont Acteurs publics TV était partenaire.

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Une double actualité. Les quatrièmes Assises nationales de la qualité de l’air, organisées les 8 et 9 octobre à Montrouge (Hauts-de-Seine), ont débuté au lendemain de la publication du rapport des scientifiques du Giec sur la hausse globale des températures : le groupe d’experts alerte États et décideurs publics sur les conséquences d’un réchauffement des températures au-dessus de 1,5 °C. « La balle est aujourd’hui dans le camp des politiques et des institutionnels », a réagi, sur le plateau d’Acteurs publics TV, Arnaud Leroy, président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), qui organisait l’événement avec le ministère de la Transition écologique et solidaire.

Les décisions publiques impactant la qualité de l’air sont un élément de cette lutte contre le réchauffement climatique, a-t-il développé, saluant l’engagement de 15 collectivités territoriales particulièrement touchées par des problèmes de pollution de l’air à développer des zones à faibles émissions (ZFE). C’est-à-dire à tenter d’en finir avec les dépassements de normes en matière d’émissions de gaz toxiques, notamment en interdisant la circulation des véhicules les plus polluants.
Une mesure qui peut en appeler beaucoup d’autres, à en croire la vingtaine d’interlocuteurs qui se sont succédé au micro d’APTV. Tous ont martelé la nécessité de mobiliser l’ensemble des politiques publiques car, disent-ils, les démarches en faveur de la qualité de l’air touchent directement ou indirectement toutes les politiques publiques : logement, transport, aménagement du territoire, développement économique… Et tous sont concernés : entreprises, collectivités territoriales, monde agricole, associations, administrations d’État, etc. 

Sensibilisation et pédagogie 

Parmi les messages diffusés au gré des ateliers participatifs, des plénières et du forum des initiatives, qui ont rythmé ces Assises au beffroi de Montrouge : chacun a un rôle à jouer quel que soit son niveau de compétences et de décision. L’heure est donc à la mobilisation générale d’acteurs qui doivent à la fois mettre en œuvre des politiques ambitieuses et faire preuve de pédagogie. Certaines mesures relèvent en effet du bon sens, encore faut-il balayer quelques certitudes anciennes. Par exemple : il est indispensable d’ouvrir les fenêtres de son logement une dizaine de minutes par jour, même en plein hiver, parce que confinement et calfeutrage peuvent avoir à terme des conséquences graves. « Des gestes simples ont une importance décisive », glisse un intervenant. 
Si les opérations de sensibilisation du grand public paraissent donc nécessaires, l’accompagnement, voire la formation des acteurs publics doit se poursuivre particulièrement dans les territoires, là où se développent des initiatives qui demandent à être généralisées.


Ils sont sur Acteurs publics TV
Arnaud Leroy, président de l’Ademe ; Irénée Joassard, adjoint au sous-directeur de l’information environnementale au service « Statistiques» du ministère de la Transition écologique et solidaire ; Anne Pillon, adjointe au chef du bureau de la qualité de l’air au ministère de la Transition écologique et solidaire ; Pauline Mordelet, chargée de mission « santé-environnement» à la ville de Rennes ; Jacques Le Letty, chargé de mission « santé-environnement» à la Maison de la consommation et de l’environnement ; Marie Pouponneau, ingénieure au service « Qualité de l’air» à l’Ademe ; Sylvia Medina, coordinatrice du programme « Air et santé» à Santé publique France ; Séverine Kirchner, coordinatrice scientifique à l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur ; Jean-Luc Fugit, député du Rhône, président du Conseil national de l’air ; Guillaume Rey, technicien en physique de l’environnement à la ville d’Aix-les-Bains ; Charlotte Marchandise, présidente du réseau français des villes-santé de l’OMS ; Françoise Schaetzel, présidente de l’Alliance des collectivités pour la qualité de l’air, élue à l’eurométropole de Strasbourg ; Camille Allé, conseillère « environnement» à l’ADCF ; Andrée Buchmann, présidente de l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur ; Mondane Jactat, adjointe au maire de Grenoble en charge de la santé ; Jérôme Dutroncy, vice-président de Grenoble-Alpes Métropole délégué à l’environnement ; Lorelei Limousin, responsable des politiques « climat-transports» au Réseau action climat ; Dominique Carré, adjoint au maire de Pierrefitte-sur-Seine délégué à l’écologie ; Mélanie Riauté, chargée de mission « développement durable» à la ville de Pierrefitte-sur-Seine ; Nadia Herbelot, cheffe du service « Qualité de l’air» à l’Ademe ; Jérôme Gatier, directeur du plan Bâtiment durable ; Amélie Fritz, responsable « communication» d’Airparif ; Cécile Jahan, responsable du pôle « Partenariats» au service de formation continue à l’université Paris-Est Créteil ; Alain Chabrolle, vice-président de France nature environnement ; Lætitia Prévost, chargée d’études « climat qualité de l’air» à la chambre d’agriculture du Grand Est ; Jean-Michel Lobry, journaliste animateur des Assises de la qualité de l’air ; Bruno Renard, chef du service « Vie du centre» au CEA Grenoble.

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