Le développement de l’application StopCovid confié à l’incubateur de la DSI de l’État

L’incubateur de start-up d’État a été chargé du développement du produit final, qui sera téléchargeable sur mobile, tandis que l’Inria, Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique, élabore l’algorithme d’identification des contacts contenu dans cette application de pistage numérique.

On y voit un peu plus clair sur la répartition des rôles autour du projet StopCovid. Ce projet d’application de pistage numérique annoncé la semaine passée par le secrétaire d’État au Numérique, Cédric O, mobilise plusieurs services publics : l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria), l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et la direction interministérielle du numérique (Dinum).

Acteurs publics a appris que le développement de l’application mobile serait assuré par l’incubateur de start-up d’État de la Dinum. Confirmant l’information, son directeur, Nadi Bou Hanna, n’a pas souhaité commenter davantage, se contentant d’affirmer que ses équipes travaillaient “jour et nuit” sur le produit. “C’est une grosse initiative qui mobilise la Dinum toute entière”, souffle une source en interne.

En pratique, l’Inria se charge de la partie purement scientifique et technologique. C’est à lui qu’a été confiée l’élaboration de l’algorithme. Ce code informatique est le cœur du réacteur de la future application. Il doit permettre de remonter la chaîne de contacts des personnes utilisatrices de l’application et d’établir si un contact rapproché avec une personne contaminée a eu lieu ou non. À l’institut, également, de travailler au niveau européen sur le projet PEPP-PT pour créer un cadre cohérent et qui se veut respectueux de la vie privée.

Publication du code informatique

À l’incubateur de la Dinum de développer l’application mobile telle qu’on l’utilisera, en travaillant son ergonomie, ses paramètres et en y intégrant, le moment venu, l’algorithme d’identification des contacts. Le code informatique de l’application sera rendu public, tient à rappeler le secrétariat d’État chargé du Numérique, afin d’être “analysable et utilisable par tous”. Pour l’heure, la plate-forme sur laquelle seront publiés les détails de l’application ne contient qu’une description succincte de StopCovid : “Application mobile qui doit permettre à une personne d’être informée du risque qu’elle a encouru en étant au contact de personnes porteuses du Covid-19 et diagnostiquées comme telles”.
Le produit incubé par l’incubateur de start-up d’État devra aussi intégrer des informations de prévention émanant du ministère de la Santé. Car alerter une personne qu’elle a pu être en contact avec une autre contaminée ne fait pas tout, encore faut-il lui indiquer la marche à suivre. Il pourrait s’agir, par exemple, de rappeler les gestes barrières et d’y intégrer le formulaire d’orientation médicale fabriqué par la Dinum et mis en ligne mercredi 8 avril. Le chantier ne fait que commencer et pourrait s’étaler sur trois à six semaines.

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