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3 min

L’IA catalyseur d’intelligence collective

L’intelligence artificielle (IA) cristallise les préoccupations liées à la transformation digitale. Penser un monde où nos parcours universitaires, notre mobilité, notre économie et nos politiques publiques sont aiguillés par des algorithmes peut inquiéter. Pourtant, de nombreuses raisons nous laissent penser qu’au contraire l’IA est le prochain moteur de l’intelligence collective.

Une intelligence artificielle qui se nourrit du collectif pour mieux le servir

On a souvent tendance à réduire l’IA à un phénomène inquiétant qui va conduire à une mutation importante du travail et des emplois.

S’il est certain que les progrès du digital, en particulier ceux de l’IA, vont transformer ou faire disparaître à moyen terme de nombreuses activités - qu’elles soient peu ou très qualifiées - ce phénomène ne peut pas se résumer à un mouvement d’allègement de tâches répétitives permettant à ceux qui les exécutent de se recentrer sur leur cœur de métier, voire de se reconvertir vers de nouveaux métiers. Au contraire, dans une approche systémique, l’IA doit avant tout être considérée comme une formidable « machine apprenante » au service de l’intelligence collective, permettant une adaptation dynamique et continue d’organisations complexes, quasi-organiques, ouvertes à leurs écosystèmes et évoluant dans des environnements de plus en plus imprévisibles. À l’image d’un cerveau humain, ce qui va déterminer les aptitudes d’une organisation est moins le nombre d’éléments qu’elle contient que la nature et le nombre des relations entre ces éléments et la capacité à les faire évoluer en fonction de l’expérience acquise.

Par sa capacité à évoluer au cœur des interactions et à les faire évoluer en continu, l’IA représente un formidable accélérateur de l’intelligence collective : elle est capable d’intégrer de volumineux corpus documentaires, de suivre leur évolution, de prendre en compte un ensemble exhaustif de règles de gestion et de les réinterroger sans cesse ou encore d’identifier des variations contextuelles et d’adapter le service rendu.

En ce sens, l’IA ne doit pas être envisagée comme un substitut à l’intelligence humaine, mais, bien au contraire, comme son relais naturel au sein d’une organisation.

Une intelligence artificielle qui permet de transformer l’action publique en réinterrogeant les modes de faire

La numérisation progressive de l’administration s’est accompagnée d’une implémentation « dans le dur » de règles métier dans les systèmes d’information par une traduction directe des textes d’application ou des modes de faire. Toutes ces règles, parfois plus maitrisées ou obsolètes, « calcifient » les organisations et les transforment en structure déterministe et à forte inertie

L’intelligence artificielle représente une véritable opportunité de réinterrogation agile des organisations en permettant de faire évoluer en continu ces règles aujourd’hui solidement ancrées dans les systèmes qui les composent.

Ainsi, pour les organisations dites « en réseau », le risque de déperdition des connaissances est grand et le partage d’expériences souvent aléatoire ou ponctuel. L’IA est capable d’observer, d’apprendre, de réapprendre sur la base d’un historique complet et actualisé de données, d’analyser, et de rendre disponible à chaque instant cette intelligence collective pour enrichir et orienter l’action de chacun.

Dans le domaine de la gestion budgétaire et comptable publique, des leviers d’innovation et de simplification, basés sur l’exploitation de l’intelligence collective des gestionnaires et comptables publics, existent : meilleure modulation et ciblage des contrôles à exercer par les différents acteurs de la chaine et les différents objets métiers considérés, optimisation des opérations de rapprochement comptables, ré-interrogation des règles et du cadre général d’application, etc.

On peut ainsi continuer à percevoir l’IA comme un simple levier d’automatisation ou bien choisir d’en faire un véritable catalyseur de l’intelligence collective au sein de nos organisations. Ce faisant, à l’image des expériences de biologies, l’exploitation de tout son potentiel et la création des conditions de son acceptabilité, passent nécessairement par un déploiement au travers d’expérimentations terrain « à l’échelle » sur la base de données et de cas de gestion réels. Ces expérimentations in situ sont les seules à même de réellement et durablement réinterroger les modes de faire.

 

Elie Bourjaili, Senior Manager Conseil Secteur Public, Sopra Steria

Loïc Gerbault, Manager Conseil Secteur Public, Sopra Steria

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