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Le Parlement de Singapour vote une loi réprimant les “ingérences étrangères” en ligne

Cette nouvelle loi est votée deux ans après l’introduction d’un texte destiné à lutter contre la désinformation en ligne dans l’île qui a été vivement critiqué par les défenseurs des droits.

Le Parlement de Singapour a voté, dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 octobre, une loi encadrant strictement Internet et les réseaux sociaux pour empêcher les “ingérences étrangères” dans sa politique intérieure, malgré les critiques de l’opposition et des défenseurs des droits, qui voient dans ce texte un puissant instrument de répression.

La nouvelle loi autorise les autorités à contraindre les fournisseurs de services Internet et les réseaux sociaux à donner des informations sur leurs utilisateurs, à bloquer certains contenus et à retirer des applications utilisées pour diffuser des contenus jugés hostiles.

Des groupes ou personnes impliqués dans la politique locale pourront être désignés comme “personnalités à caractère politique important”, ce qui les contraindra à révéler leurs sources de financement et les soumettra à d’autres “contre-mesures” pour réduire tout risque d’interférence par des pays tiers. Ceux qui violent cette réglementation risqueront des peines de prison et des amendes importantes.

Les défenseurs des droits se sont alarmés de ces mesures, qui apparaissent comme la dernière pierre d’une législation draconienne mise en place progressivement dans la cité-État d’Asie du Sud-Est, souvent accusée de réprimer les libertés civiles.

Dans un long discours au Parlement, le ministre de l’Intérieur et de la Justice a souligné que Singapour était vulnérable “aux campagnes d’information hostiles” menées de l’étranger par des agents locaux.

Selon Phil Robertson, directeur adjoint de l’ONG Human Rights Watch pour l’Asie, Singapour utilise la peur d’interférences étrangères “comme un épouvantail pour justifier le renforcement de la répression de l’opposition, des activistes de la société civile et des médias indépendants”.

Les médias indépendants font face à une pression accrue dans la cité-État, notamment avec la suspension du site d’informations The Online Citizen le mois dernier, pour ne pas avoir déclaré ses sources de revenus.

(avec AFP)

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